Quoi de plus anodin que de garer sa voiture ? Et pourtant, en Algérie, une place de parking peut coûter une vie humaine. Retour sur un drame qui secoue actuellement la société algérienne.

Un nouveau DRAME algérien !

La liste des victimes de la mafia des parkings ne cesse de s’allonger. Cette semaine encore, un père de famille, Zoubir AISSI, 36 ans, s’est vu ôter la vie pour avoir refusé de céder aux jeunes mafieux faisant la loi dans les rues algériennes.

Ce drame est malheureusement loin d’être le premier en son genre.

En effet, d’autres crimes ayant le même scénario ont eu lieu un peu partout en Algérie. Cela devient un véritable phénomène de société qui ne cesse d’accroitre l’insécurité au sein du pays.

 

Un « droit de stationnement » pouvant aller de 50 à 200 dinars !!

Des jeunes à peine pubères, issus de différents quartiers, ne respectent pas les panneaux de signalisation indiquant qu’il est interdit de s’arrêter ou de stationner son véhicule sur les boulevards. Ils exercent leur « métier » devant les agents de l’ordre, en toute quiétude.

Des tarifs généralisés, pratiqués dans toutes les villes et gare à celui qui n’aurait pas la pièce destinée à cet effet : autant quitter la place tout de suite.

 

Devant son impuissance face aux délinquants, un Maire a même fait appel à leur bienveillance en les priant de baisser leurs prix !

« Nous leurs demandons de baisser leurs prix, et d’arranger les gens ». Un incroyable appel que le Maire de Ain Taya a fait via une chaine de télévision, en s’adressant aux délinquants armés qui font payer les familles pour se garer dans l’espace public à « Deca Plage », en pleine capitale.

Des bouts de territoires, des ruelles de villes qu’ils se partagent en véritables concessions, armés de bâtons et de couteaux, faisant leurs lois.

 

« Je paye parce que je ne veux pas mourir ! » 

C’est ce que répond un des estivants interrogé par une chaîne de télévision algérienne.

Pas plus tard que juin dernier, un homme âgé de 46 ans a été tué de sang froid car il a refusé de payer 50 dinars réclamés par un « parkingueur » clandestin.

Avant cela, on se souvient de l’affaire de la petite Rahma à Annaba qui, du haut de ses 20 mois, s’est vue recevoir un coup de poignard en plein visage car son père n’a pas accepté de se soumettre à cette taxe clandestine.

Et la liste peut s’allonger indéfiniment.

 

Une large campagne de dénonciation menée sur les réseaux sociaux !

Suite à l’agression de ce jeune estivant, une vive indignation est apparue sur les réseaux sociaux. Le laxisme des autorités locales face à cette mafia organisée est en partie dénoncé par la société algérienne, qui ne comprend pas pourquoi aucun moyen de lutter contre ce phénomène n’est mis en place.

 

Que dit justement la législation algérienne à propos de ces pratiques clandestines répandues dans chaque rue des grandes villes ?

Outre l’absence de sanctions de la part des autorités, ces délinquants profitent d’un vide juridique pour développer leur business en toute quiétude.

En effet, malgré les multiples drames survenus des suites de cette activité clandestine, aucun texte de loi n’est venu renforcer l’arrêté de 1973 instituant la réglementation et les tarifs applicables aux garages publics de véhicules automobiles. Force est de constater qu’afin de faire face à ce phénomène déplorable, un renforcement de ce texte juridique s’avère primordiale.

 

Une réflexion sur “Mourir pour 200 Dinars ou le diktat des parkings sauvages”

  • Je ne vois pas l’utilité de laisser un commentaire pour le jeune qui a été tué à bejaia les gens parle de RACISME le problème ne se pose pas sur il faut que les institutions d’état prennent les choses en main pour mettre fin à ce phénomène de mettre des lois tranchantes avec des peines allant pour un minimum de 2ans prison ferme et pas de grâce ce qui est les problèmes de société que traverse l’Algérie il yen a beaucoup moi je ne suis pas la pour montrer ou expliquer au service concerné qu’elles sont les problèmes de nôtre société

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