Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé, le 7 septembre 2026, le lancement d'un appel d'offres dans le cadre du service universel des communications électroniques, portant sur la couverture de 3 000 zones réparties à travers l'ensemble du territoire national.
Présentée par le ministère comme la plus importante opération de généralisation des services de communications électroniques jamais engagée, cette initiative vise en priorité les zones à faible densité de population, notamment celles comptant moins de 2 000 habitants. Entièrement financée par l'État, l'opération entend renforcer la couverture des réseaux et réduire les inégalités territoriales d'accès aux services de communications électroniques.
Une procédure d'appel d'offres placée sous l'égide de l'autorité de régulation
Le ministère indique avoir lancé, le 7 septembre 2026, une procédure d'appel d'offres dans le cadre du mécanisme de service universel des communications électroniques, au niveau de l'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques.
Le cahier des charges doit permettre aux opérateurs de communications électroniques intéressés de présenter leurs offres afin d'assurer la couverture et la fourniture des services dans les zones identifiées.
La procédure s'inscrit ainsi dans un cadre institutionnel associant le ministère chargé du secteur, l'autorité de régulation et les opérateurs de communications électroniques appelés à intervenir dans la réalisation des prestations prévues.
Le communiqué ne précise toutefois pas les modalités détaillées de l'appel d'offres, notamment le nombre de lots, les critères de sélection des opérateurs, les conditions techniques de réalisation ou les modalités précises de répartition des zones. Ces éléments relèvent du cahier des charges et de la procédure de mise en concurrence.
3 000 zones, notamment dans les territoires à faible densité
L'opération concerne 3 000 zones situées dans différentes wilayas du pays, avec une attention particulière portée aux territoires caractérisés par une faible densité de population.
Le ministère cible notamment les zones dont la population est inférieure à 2 000 habitants, qui peuvent être confrontées à des difficultés de couverture en raison notamment de leur éloignement ou de leurs caractéristiques géographiques.
L'objectif affiché est de permettre aux populations de ces territoires d'accéder aux services de communications électroniques dans des conditions plus équitables, en développant les infrastructures et en étendant la couverture des réseaux.
Cette orientation répond à une problématique d'aménagement numérique du territoire : les zones rurales, isolées ou difficiles d'accès peuvent en effet présenter des contraintes particulières pour le déploiement des réseaux lorsque celui-ci repose uniquement sur des investissements répondant à des considérations commerciales.
Un financement intégralement pris en charge par l'État
L'une des principales caractéristiques de l'opération réside dans son financement intégral par l'État.
Le recours au financement public s'inscrit directement dans la logique du service universel, dont le mécanisme vise à permettre l'accès aux communications électroniques dans les zones où les conditions économiques ou géographiques peuvent rendre insuffisants les investissements spontanés des opérateurs.
L'État prend ainsi en charge le financement de cette vaste opération de couverture, tandis que les opérateurs sont appelés à présenter des offres pour assurer la réalisation des prestations prévues dans les zones concernées.
Le communiqué ne fournit pas, à ce stade, le montant global de l'enveloppe financière consacrée à l'opération ni les modalités de versement des financements aux opérateurs retenus.
Un délai maximal de réalisation fixé à 18 mois
Le cahier des charges fixe un délai maximal de 18 mois pour la réalisation de l'opération.
Ce délai constitue une échéance importante pour les opérateurs qui seront retenus à l'issue de la procédure d'appel d'offres. Il traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de cette opération un programme de déploiement concret, avec un calendrier de réalisation déterminé.
La généralisation de la couverture dans les 3 000 zones devra ainsi intervenir dans ce délai, conformément aux conditions qui seront définies par le cahier des charges et les engagements souscrits par les opérateurs sélectionnés.
Le service universel comme instrument de réduction de la fracture numérique
Au-delà de l'opération elle-même, le ministère rattache explicitement ce programme au service universel des communications électroniques, présenté comme l'un des mécanismes essentiels permettant de garantir le principe d'égalité d'accès aux services de communications.
La logique du service universel consiste ainsi à dépasser une approche exclusivement fondée sur la rentabilité économique du déploiement des réseaux afin de prendre en considération l'objectif d'accès du plus grand nombre aux services de communications électroniques.
L'opération annoncée constitue, dans cette perspective, un instrument de politique publique destiné à réduire la fracture numérique territoriale, particulièrement dans les zones rurales et difficiles d'accès.
La couverture des territoires concernés doit également contribuer à renforcer leur intégration dans les réseaux de communication nationaux et à améliorer les conditions d'accès des populations aux services numériques.
Une opération qui s'inscrit dans l'objectif d'égalité d'accès
Le communiqué du ministère présente cette initiative comme une nouvelle étape dans les efforts engagés pour réduire la fracture numérique et renforcer la couverture nationale.
L'objectif poursuivi dépasse donc le seul déploiement technique d'infrastructures. Il s'agit également de garantir aux citoyens, indépendamment de leur lieu de résidence, un accès plus équitable aux services de communications électroniques.
Le ciblage des zones faiblement peuplées revêt, à cet égard, une importance particulière. Ces territoires sont précisément ceux dans lesquels les contraintes économiques et géographiques peuvent rendre plus difficile le déploiement spontané des infrastructures de communications.
L'intervention publique à travers le mécanisme du service universel permet ainsi d'intégrer une dimension d'égalité territoriale dans la politique de développement des communications électroniques.
Une opération d'ampleur nationale dont les modalités seront précisées par le cahier des charges
L'annonce du 7 septembre 2026 constitue principalement une information relative au lancement de la procédure d'appel d'offres. Elle fixe les grandes caractéristiques du programme — 3 000 zones, financement intégral par l'État, priorité aux zones de moins de 2 000 habitants et délai maximal de 18 mois — sans détailler l'ensemble des conditions juridiques et techniques de sa mise en œuvre.
Les obligations précises des opérateurs, les caractéristiques techniques des prestations, les modalités d'attribution des zones et les conditions financières devront donc être appréciées à partir du cahier des charges et des documents de la procédure.
L'opération annoncée par le ministère repose sur quatre éléments essentiels :
- 3 000 zones réparties à travers le territoire national sont concernées ;
- les zones à faible densité de population, notamment celles de moins de 2 000 habitants, sont particulièrement ciblées ;
- le programme est entièrement financé par l'État dans le cadre du service universel des communications électroniques ;
- sa réalisation devra intervenir dans un délai maximal de 18 mois.
Le lancement, le 7 septembre 2026, de cet appel d'offres marque une étape importante dans la politique de généralisation de l'accès aux communications électroniques en Algérie.
Avec 3 000 zones ciblées, notamment dans les territoires ruraux et à faible densité de population, et un financement intégralement assuré par l'État, le programme vise à corriger les disparités territoriales de couverture et à renforcer l'égalité d'accès aux services de communications électroniques.
La prochaine étape sera celle de la mise en œuvre de la procédure d'appel d'offres et de la sélection des opérateurs chargés d'assurer la couverture des zones concernées, conformément aux conditions prévues par le cahier des charges et dans la limite du délai maximal de 18 mois annoncé par le ministère.
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