À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, célébrée chaque année le 15 septembre, l’Assemblée populaire nationale (APN) a publié, le 15 septembre 2026, une déclaration consacrée aux principes démocratiques, aux droits et libertés fondamentaux ainsi qu’au renforcement de l’État de droit.
Dans ce texte, l’APN revient sur le contexte international marqué par la persistance des conflits, les atteintes aux droits humains et les difficultés rencontrées par les institutions, avant de présenter les principaux axes mis en avant par l’Algérie en matière de participation politique, de pluralisme et de renouvellement de la vie publique.
La démocratie comme principe lié à l’État de droit
Dans sa déclaration, l’APN présente la Journée internationale de la démocratie comme une occasion de renouveler l’attachement aux valeurs fondamentales sur lesquelles reposent les sociétés, notamment la dignité humaine, les droits et libertés fondamentaux et la pratique démocratique dans le cadre de l’État de droit.
Le Parlement souligne toutefois que la démocratie ne peut être appréhendée indépendamment des réalités propres à chaque société.
Selon la déclaration, le modèle démocratique doit tenir compte des contextes politiques, économiques et sociaux nationaux, tout en répondant aux aspirations des populations en matière de liberté, de développement et de stabilité.
Cette conception met ainsi en avant une articulation entre principes démocratiques, institutions nationales et spécificités propres à chaque État.
Participation politique et fonctionnement régulier des institutions
La déclaration présente la consolidation de la démocratie en Algérie à travers plusieurs axes, parmi lesquels la régularité des échéances électorales et l’exercice par les citoyens de leur droit de choisir librement leurs représentants.
L’APN souligne également la volonté affichée d’éthiciser la vie politique et de la protéger contre l’influence de l’argent, dans le but de renforcer l’intégrité de la compétition électorale et la crédibilité des institutions élues.
Ces éléments renvoient à une conception de la démocratie reposant non seulement sur l’organisation des élections, mais également sur les conditions dans lesquelles la compétition électorale et la représentation politique sont exercées.
Le communiqué présente ainsi l’intégrité du processus électoral et la crédibilité des institutions comme des conditions participant à la consolidation de la confiance dans la vie publique.
Jeunes, femmes et compétences : élargir l’accès à la vie politique
L’APN met également en avant les réformes institutionnelles et législatives qui auraient permis, selon la déclaration, d’élargir les possibilités de participation à la vie publique.
Une attention particulière est accordée aux jeunes, aux femmes ainsi qu’aux personnes disposant de compétences et de qualifications scientifiques.
La déclaration évoque notamment la mise en place de mécanismes destinés à soutenir et financer les campagnes électorales des jeunes.
L’objectif affiché est de favoriser le principe d’égalité des chances, de contribuer au renouvellement des élites et de permettre à de nouvelles compétences nationales de participer à la prise de décision et au service de l’intérêt général.
Le texte rattache également cette évolution à la promotion des droits sociaux et économiques, considérés comme contribuant à l’exercice effectif de la démocratie et à la consolidation de l’État de droit.
Une démocratie présentée comme un instrument de développement
La déclaration établit un lien direct entre participation politique et développement durable.
Selon l’APN, la participation des citoyens à la vie publique et le rôle des institutions élues doivent contribuer à traduire les aspirations de la population dans les politiques publiques.
La démocratie est ainsi présentée non seulement comme un mécanisme institutionnel de représentation, mais également comme une composante du développement durable et de la construction de l’État de droit.
Dans cette perspective, les institutions élues constituent le cadre permettant de transformer la participation citoyenne en décisions et politiques publiques.
La dimension internationale de la déclaration
La déclaration de l’APN comporte également une importante dimension internationale.
L’Assemblée exprime sa préoccupation face à la persistance des violations graves des droits de l’homme dans plusieurs régions du monde et critique le recul du respect des principes du droit international.
Elle insiste notamment sur la nécessité d’une application non sélective des principes de la légalité internationale.
Cette position est ensuite appliquée à la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, l’APN réaffirmant son soutien à ce principe et exprimant sa solidarité avec le peuple palestinien.
Le texte dénonce à cet égard les conséquences humanitaires de la poursuite du conflit, en mentionnant notamment les déplacements forcés et la privation des conditions essentielles à la vie.
Souveraineté, indépendance et coopération internationale
La dernière partie de la déclaration établit un lien entre démocratie, souveraineté nationale et indépendance de la décision politique.
L’Algérie y est présentée comme attachée à sa souveraineté et à son indépendance décisionnelle, tout en affirmant son soutien à la coopération et au dialogue entre les nations.
Le texte défend ainsi une conception de la démocratie qui doit, selon l’APN, prendre en considération les particularités et les contextes nationaux, tout en restant fondée sur l’ouverture, le dialogue et la coopération internationale.
Cette position s’accompagne d’un engagement affiché en faveur du renforcement des droits de l’homme et des droits des peuples, ainsi que de la promotion de la paix, de la liberté et de la justice dans les relations internationales.
Une déclaration politique sans nouvelle portée normative
Sur le plan juridique, il convient de distinguer la déclaration de l’APN d’un acte législatif ou réglementaire.
Le texte réaffirme des principes et présente les réformes et orientations que l’Assemblée associe à la consolidation de la démocratie en Algérie. Il ne crée toutefois, par lui-même, aucun nouveau droit, aucune obligation nouvelle et aucune modification du droit positif.
Sa portée est principalement institutionnelle et politique : il s’agit d’une prise de position de l’Assemblée à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie.
Les références aux réformes institutionnelles et législatives doivent donc être comprises comme une présentation de l’action publique telle qu’exposée par l’APN. Le communiqué ne détaille pas les textes juridiques concernés ni leur contenu précis.
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