Le Président de la République a signé le décret présidentiel n° 26-225 du 8 juin 2026 portant ratification de l’accord conclu entre le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et l’Institut Mondial de la Croissance Verte (Global Green Growth Institute – GGGI), relatif à l’établissement du siège de cette organisation internationale en Algérie.
Signé à Alger le 20 janvier 2026, cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération internationale de l’Algérie en matière de développement durable, de transition écologique et de croissance verte.
Une reconnaissance du rôle de l’Algérie dans la transition verte
Par cette ratification, l’Algérie confirme son engagement en faveur des objectifs de développement durable et consolide sa position au sein de l’Institut Mondial de la Croissance Verte, organisation internationale créée en 2012 à Rio de Janeiro afin d’accompagner les pays en développement et les économies émergentes dans la mise en œuvre de politiques de croissance respectueuses de l’environnement.
L’accord prévoit l’implantation officielle d’un bureau de l’Institut sur le territoire national, destiné à soutenir les programmes de coopération technique, de renforcement des capacités institutionnelles et de promotion des investissements verts.
Une personnalité juridique reconnue
Le texte accorde à l’Institut la personnalité juridique et la capacité nécessaire à l’exercice de ses missions en Algérie. À ce titre, l’organisation est habilitée à conclure des contrats, acquérir et gérer des biens mobiliers et immobiliers ainsi qu’à agir en justice.
L’accord reconnaît également l’indépendance fonctionnelle de l’Institut conformément aux standards applicables aux organisations internationales.
Des privilèges et immunités conformes aux usages internationaux
Comme pour de nombreuses organisations internationales, l’accord prévoit un ensemble de privilèges et d’immunités destinés à garantir le bon fonctionnement de l’Institut.
Ainsi, les biens, fonds et archives de l’organisation bénéficient d’une protection particulière contre toute forme de saisie, de confiscation ou d’ingérence administrative ou judiciaire. L’Institut est également exonéré de certains impôts directs et bénéficie d’avantages douaniers pour les biens importés dans le cadre de ses activités officielles.
Les responsables, experts et représentants de l’Institut bénéficient également d’immunités fonctionnelles pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs missions ainsi que de facilités en matière de circulation, de séjour et de délivrance de visas.
Création d’un bureau en Algérie
L’article 11 de l’accord organise l’établissement d’un bureau permanent de l’Institut en Algérie.
Les locaux du bureau sont déclarés inviolables et placés sous l’autorité de l’Institut. Ils pourront accueillir les activités administratives, les réunions officielles, les programmes de coopération et les manifestations organisées par l’organisation.
Le Gouvernement algérien s’engage à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des locaux et faciliter les activités du bureau sur le territoire national.
Facilitation des missions internationales
L’accord prévoit également des dispositions destinées à faciliter l’entrée, le séjour et les déplacements en Algérie des représentants des États membres, des experts internationaux, des fonctionnaires de l’Institut ainsi que des participants aux réunions et conférences organisées sous son égide.
Ces mesures visent à assurer la fluidité des échanges internationaux et à renforcer le rôle de l’Algérie comme plateforme régionale de coopération en matière de développement durable.
Un levier pour les politiques nationales de développement durable
L’installation du siège de l’Institut Mondial de la Croissance Verte en Algérie constitue un signal fort en faveur de la transition économique et environnementale du pays. Elle devrait permettre de renforcer l’accès à l’expertise internationale, de soutenir la mobilisation de financements verts et d’accompagner la mise en œuvre des stratégies nationales liées à la lutte contre le changement climatique, à l’efficacité énergétique et à la diversification économique.
À travers cette ratification, l’Algérie consolide ainsi sa coopération avec les institutions internationales spécialisées dans la croissance verte et confirme sa volonté de jouer un rôle actif dans les initiatives régionales et mondiales en faveur d’un développement durable et inclusif.
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