Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a lancé, le 15 septembre 2026, une session de formation destinée à 800 agents des centres spécialisés de protection des mineurs délinquants, en coordination avec la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion.
Organisée sous le thème « Formation et autonomisation », cette initiative vise à renforcer les compétences professionnelles des personnels chargés de l’accompagnement des mineurs placés dans ces structures et à améliorer la qualité de leur prise en charge.
La formation, organisée du 15 au 19 septembre 2026, s’inscrit ainsi dans une démarche institutionnelle associant protection, accompagnement éducatif, réhabilitation et réinsertion.
Une formation destinée à 800 professionnels
La session concerne les personnels des centres spécialisés de protection des mineurs délinquants répartis à travers les différentes wilayas du pays.
Selon le ministère, le programme repose notamment sur l’échange d’expériences et de pratiques professionnelles, ainsi que sur l'approfondissement des connaissances relatives aux besoins spécifiques des mineurs accueillis dans les centres spécialisés.
Cette orientation traduit l’importance accordée à la compétence des professionnels intervenant auprès d’un public particulièrement vulnérable.
La qualité de l’accompagnement dépend en effet non seulement des infrastructures et des dispositifs institutionnels, mais également des capacités des personnels à adapter leurs pratiques aux besoins des mineurs pris en charge.
Développer les compétences en matière d’écoute et d’accompagnement
Le programme de formation accorde une place particulière au développement des compétences liées à l’écoute, au dialogue et à l’orientation.
Ces compétences constituent des éléments essentiels de l’accompagnement des mineurs accueillis dans les centres spécialisés.
L’approche présentée par le ministère vise ainsi à renforcer les pratiques professionnelles des agents afin de mieux répondre aux besoins des jeunes concernés et de favoriser leur évolution dans le cadre de leur prise en charge institutionnelle.
La formation ne se limite donc pas à la transmission de connaissances théoriques. Le communiqué insiste également sur l’échange d’expériences et le développement de pratiques professionnelles adaptées.
Réhabilitation et réinsertion au cœur de la démarche
Le ministère inscrit cette action de formation dans une politique visant à améliorer la qualité de la prise en charge et à soutenir les parcours de réforme, de réhabilitation et de réinsertion des mineurs concernés.
Cette approche place la réinsertion au centre de l’intervention institutionnelle.
La formation des personnels apparaît ainsi comme un instrument permettant de renforcer la cohérence entre la prise en charge quotidienne des mineurs et les objectifs plus larges poursuivis par les structures spécialisées.
La coordination avec la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion traduit, dans ce contexte, une volonté de renforcer la complémentarité entre les institutions intervenant dans le domaine de la protection et de la réinsertion.
Une coordination entre les institutions compétentes
Le lancement de la formation a été supervisé par Hoda Maâmach, directrice de la Protection et de la Promotion de l’enfance et de l’adolescence au ministère de la Solidarité nationale, représentant la ministre de tutelle, ainsi que par Mohamed Berkoun, directeur par intérim de la Recherche et de la Réinsertion des détenus, représentant le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion.
La participation conjointe des deux administrations souligne la dimension interministérielle de la démarche.
Elle permet également d'inscrire la formation dans une approche coordonnée de l'accompagnement des mineurs, en associant les compétences relevant de la protection de l'enfance et celles liées à la réinsertion.
Une action de professionnalisation plutôt qu’une réforme normative
Sur le plan juridique, le communiqué doit être distingué d’une réforme législative ou réglementaire.
Le lancement de cette session de formation ne modifie pas, à lui seul, le statut juridique des mineurs concernés, les conditions de leur placement ou les missions réglementaires des centres spécialisés.
Il s’agit avant tout d’une mesure de formation et de professionnalisation des personnels, destinée à améliorer les pratiques professionnelles et la qualité de la prise en charge.
Le communiqué ne précise d’ailleurs ni le contenu détaillé des modules de formation, ni les modalités d’évaluation des participants, ni la création d’un nouveau référentiel professionnel.
La portée de l’initiative doit donc être appréciée à travers son objectif opérationnel : renforcer les capacités des personnels et, par conséquent, améliorer l’accompagnement des mineurs accueillis dans les centres spécialisés.
Une politique centrée sur la qualité de la prise en charge
À travers cette session organisée au profit de 800 agents, le ministère entend renforcer le facteur humain au sein des dispositifs de protection des mineurs.
L’accent mis sur l’écoute, le dialogue, l’orientation et l’échange d’expériences témoigne d’une approche privilégiant la qualité de l’accompagnement et la professionnalisation des intervenants.
La formation constitue ainsi un levier de mise en œuvre de la politique de protection et de réinsertion, sans constituer elle-même une nouvelle norme juridique.
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