Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a promulgué le décret présidentiel n° 26-91 du 26 janvier 2026, portant ratification de la convention de coopération entre le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le Gouvernement de l’État du Qatar, signée à Alger le 6 février 2025.
Cette convention porte sur la création de réserves naturelles, la mise en place de centres de reproduction d’animaux menacés de disparition et la préservation de la biodiversité, dans une perspective de développement durable.
Un acte juridique fondé sur les prérogatives constitutionnelles
Le décret a été pris conformément aux dispositions de la Constitution, notamment l’article 91 (7° et 12°), qui confère au Président de la République le pouvoir de conclure et ratifier les accords internationaux.
Sur rapport du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, le texte entérine officiellement l’intégration de cette convention dans l’ordre juridique interne algérien.
Conformément à l’article 1er du décret, la convention annexée est formellement ratifiée.
L’article 5 prévoit sa publication au Journal officiel, condition nécessaire à son opposabilité.
Un partenariat stratégique pour la protection de la faune et des écosystèmes
La convention vise principalement :
- la création et l’aménagement de réserves naturelles protégées ;
- l’établissement de centres spécialisés de reproduction d’espèces animales menacées ;
- la conservation et la gestion durable des écosystèmes concernés ;
- la préservation de la biodiversité dans les périmètres protégés.
Ce partenariat s’inscrit dans une approche intégrée de développement durable, conciliant protection environnementale, recherche scientifique et valorisation écologique.
Une coopération bilatérale à dimension environnementale
Au-delà de sa portée écologique, l’accord traduit :
- le renforcement des relations bilatérales entre l’Algérie et le Qatar ;
- une coopération technique et scientifique dans le domaine de la conservation ;
- l’échange d’expertises en matière de gestion des réserves naturelles et de protection des espèces menacées.
Cette initiative répond également aux engagements internationaux de l’Algérie en matière de protection de la biodiversité, notamment dans le cadre des conventions internationales relatives à la conservation des espèces et des écosystèmes.
Portée juridique et environnementale
La ratification confère à la convention une valeur juridique contraignante dans l’ordre interne, conformément aux règles relatives à l’intégration des traités internationaux.
Elle marque une étape significative dans :
- la consolidation de la politique nationale de protection de l’environnement ;
- le renforcement du cadre institutionnel de conservation ;
- la promotion d’une gestion durable des ressources naturelles.
Par le décret présidentiel n° 26-91 du 26 janvier 2026, l’Algérie confirme son engagement en faveur de la préservation de la biodiversité et du développement durable, tout en consolidant sa coopération environnementale avec l’État du Qatar.
Cette ratification traduit une volonté politique claire : faire de la protection des espèces menacées et des écosystèmes naturels un axe stratégique de développement durable et de coopération internationale.
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