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Projet de loi de finances pour 2027 : le secteur de l’hydraulique bénéficie de 894,8 milliards de dinars en autorisations d’engagement

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Le ministre de l’Hydraulique a présenté, le 20 octobre 2026, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), les orientations stratégiques de son secteur, les principaux indicateurs de réalisation, les programmes d’investissement et les crédits prévus pour l’exercice 2027. Cette présentation, organisée dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, met l’accent sur le renforcement de la sécurité hydrique nationale, l’amélioration du service public de l’eau potable et de l’assainissement, ainsi que la diversification des ressources en eau.
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Le ministre de l’Hydraulique a présenté, le 20 octobre 2026, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), les orientations stratégiques de son secteur, les principaux indicateurs de réalisation, les programmes d’investissement et les crédits prévus pour l’exercice 2027. Cette présentation, organisée dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, met l’accent sur le renforcement de la sécurité hydrique nationale, l’amélioration du service public de l’eau potable et de l’assainissement, ainsi que la diversification des ressources en eau.

Les priorités stratégiques et les capacités des infrastructures hydrauliques

Le ministre a souligné que le renforcement de la sécurité hydrique nationale et l’amélioration du service public de l’eau potable et de l’assainissement constituent les principales priorités du secteur, dans un contexte marqué par l’augmentation de la demande en ressources hydriques et les effets du changement climatique.

Les programmes engagés visent notamment à diversifier les sources d’approvisionnement, à développer les capacités de stockage et de transfert de l’eau, à renforcer le dessalement de l’eau de mer et à accroître la réutilisation des eaux usées traitées.

Les infrastructures hydrauliques nationales comprennent 82 barrages, dont la capacité totale de mobilisation dépasse 8,6 milliards de mètres cubes, ainsi que 31 stations de dessalement de l’eau de mer, dotées d’une capacité de production cumulée de 3,6 millions de mètres cubes par jour. Ces installations assurent environ 40 % de l’approvisionnement en eau destinée à la consommation humaine, une proportion appelée à atteindre 60 % après l’achèvement des projets programmés.

Le réseau d’alimentation en eau potable dépasse 190 000 kilomètres, avec un taux de raccordement de 98 %. Le dispositif d’assainissement compte, pour sa part, 237 stations d’épuration, permettant la réutilisation d’environ 167 millions de mètres cubes d’eaux traitées par an.

Les crédits budgétaires prévus pour l’exercice 2027

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, les crédits prévus pour le secteur de l’hydraulique s’élèvent à 894,8 milliards de dinars en autorisations d’engagement, soit une augmentation de 141 % par rapport à 2026. Les crédits de paiement atteignent 697,4 milliards de dinars, en progression de 31 % sur un an.

Les autorisations d’engagement se répartissent entre les principales catégories de dépenses suivantes :

  • 778,02 milliards de dinars consacrés à l’investissement, soit 87 % du total ;
  • 102,52 milliards de dinars destinés aux transferts et aux contributions de l’État au profit des établissements publics relevant du secteur ;
  • 13,23 milliards de dinars affectés aux dépenses de personnel ;
  • 1,03 milliard de dinars consacré au fonctionnement des services.

Le programme d’investissement pour 2027 prévoit l’inscription de 388 nouvelles opérations, pour un montant de 733,33 milliards de dinars, ainsi que la réévaluation de 63 opérations en cours, à hauteur de 44,69 milliards de dinars.

Les crédits de paiement destinés à l’investissement s’établissent à 580,59 milliards de dinars. Ils comprennent 302,6 milliards de dinars pour les projets en cours, 240,3 milliards de dinars pour les nouvelles opérations et 37,69 milliards de dinars pour la réévaluation des opérations déjà inscrites.

Les investissements consacrés à l’approvisionnement en eau

Une part importante des investissements programmés concerne l’approvisionnement en eau potable et en eau industrielle. Les principales opérations annoncées portent sur les projets suivants :

  • 352 milliards de dinars pour la réalisation des raccordements en aval des stations de dessalement de l’eau de mer de Chlef, Mostaganem et Tlemcen ;
  • 55,1 milliards de dinars pour renforcer l’approvisionnement en eau potable des wilayas de Tébessa et de Souk Ahras à partir du barrage d’Ouldjet Mellegue ;
  • 25 milliards de dinars pour le transfert d’eau depuis le système de Beni Haroun vers El Kantara et Biskra ;
  • 22 milliards de dinars pour la réhabilitation des ouvrages hydrauliques et des réseaux de distribution dans les communes concernées ;
  • 19 milliards de dinars pour la réhabilitation et l’amélioration des réseaux de distribution d’eau à travers les différentes wilayas ;
  • 12,2 milliards de dinars pour la réalisation de réservoirs d’eau à l’échelle nationale.

Ces opérations visent à développer les infrastructures de transfert et de distribution, à renforcer les capacités d’approvisionnement et à améliorer la continuité du service public de l’eau.

La mobilisation des ressources hydriques et le développement de l’irrigation agricole

Dans le domaine de la mobilisation des ressources en eau et du renforcement de la sécurité hydrique, une enveloppe de 55,82 milliards de dinars est prévue pour financer de nouvelles opérations d’investissement et réévaluer des opérations en cours. Les interventions concernent notamment la réalisation, l’équipement et le raccordement de forages, ainsi que la réhabilitation des barrages, des stations de pompage et des systèmes de transfert d’eau.

Le programme consacré à l’irrigation agricole comprend de nouvelles opérations d’investissement d’un montant supérieur à 42,1 milliards de dinars. Ces investissements sont principalement destinés à l’aménagement des périmètres irrigués et à l’extension des superficies agricoles bénéficiant de l’irrigation.

Parallèlement, le programme relatif à l’assainissement et à la protection de l’environnement comprend de nouvelles opérations et des réévaluations dont le montant cumulé dépasse 119,89 milliards de dinars. Il s’inscrit dans les efforts de développement des infrastructures d’assainissement et de renforcement de la gestion durable des ressources hydriques.

Le soutien aux établissements publics et l’amélioration du service public

Afin d’assurer la continuité du service public de l’eau potable et de l’assainissement, une enveloppe de 102,52 milliards de dinars est prévue au titre des transferts et des contributions de l’État, soit une augmentation de 43 % par rapport à 2026.

Ces crédits sont destinés au soutien des établissements publics relevant du secteur, notamment l’Algérienne des eaux (ADE), l’Office national de l’assainissement (ONA) et l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT).

Le ministre a également annoncé un programme d’urgence couvrant l’ensemble des wilayas, doté d’une enveloppe de 23 milliards de dinars. Ce programme vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable, à fournir les équipements nécessaires aux interventions et aux opérations de maintenance, ainsi qu’à répondre aux besoins les plus urgents.

En parallèle, les projets visant à porter la capacité de production des stations de dessalement à 4,5 millions de mètres cubes par jour se poursuivent. Les actions programmées comprennent également le renouvellement des réseaux de distribution, l’extension des installations de traitement des eaux usées, le développement de la réutilisation des eaux épurées, le soutien aux périmètres irrigués et la réalisation de projets de prévention contre les inondations.

La poursuite des programmes stratégiques du secteur

En conclusion de sa présentation devant la commission des finances et du budget de l’APN, le ministre de l’Hydraulique a réaffirmé la volonté de poursuivre les programmes prévus et d’achever les projets stratégiques du secteur.

Les orientations présentées visent à renforcer la sécurité hydrique nationale, à améliorer la qualité du service public, à garantir la durabilité des ressources en eau et à favoriser un équilibre territorial dans leur répartition. Elles s’inscrivent dans l’objectif de répondre aux besoins des citoyens et de soutenir le développement économique et social.

Les montants annoncés correspondent aux prévisions présentées dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027. Ils ne préjugent pas, à eux seuls, de l’adoption définitive des crédits ni de l’exécution effective de l’ensemble des opérations programmées.


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