L’Algérie a adopté un nouvel arrêté interministériel en date du 26 mars 2026 fixant l’organisation interne de l’Office algérien de métrologie (OAM).
Pris en application du décret exécutif n°24-276 du 13 août 2024 relatif aux missions, à l’organisation et au fonctionnement de l’entité nationale de métrologie, ce texte remplace l’ancienne organisation de l’Office national de métrologie légale (ONML), fixée en 2012.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la restructuration du système national de métrologie engagée ces dernières années afin d’adapter les structures techniques et administratives aux nouvelles exigences industrielles, scientifiques et réglementaires.
Le texte précise l’architecture interne de l’Office, les missions de ses directions centrales ainsi que les compétences de ses annexes régionales et locales.
Une nouvelle organisation autour de plusieurs pôles techniques
L’arrêté prévoit que l’OAM est placé sous l’autorité d’un directeur général assisté d’un secrétaire général.
L’organisation interne de l’Office repose désormais sur plusieurs directions spécialisées :
- la direction de la métrologie légale ;
- la direction de la métrologie fondamentale ;
- la direction de la métrologie industrielle ;
- la direction du laboratoire national de référence en métrologie ;
- la direction de l’administration des moyens ;
- les annexes régionales ;
- les annexes de wilaya.
Deux bureaux sont également rattachés au secrétaire général :
- le bureau de suivi et de synthèse ;
- le bureau de la traduction.
Cette structuration traduit une séparation plus claire entre les missions de contrôle réglementaire, les activités scientifiques liées aux étalons de mesure et les fonctions de soutien administratif et numérique.
La métrologie légale au cœur du contrôle des instruments de mesure
La direction de la métrologie légale constitue l’un des principaux pôles techniques de l’Office.
Elle est chargée notamment :
- des études et essais des instruments de mesure ;
- des vérifications primitives et périodiques ;
- de l’inspection et de la surveillance métrologiques ;
- du contrôle des produits préemballés ;
- de l’examen des dossiers liés à l’importation et à l’exportation des instruments de mesure ;
- ainsi que du suivi des organismes mandatés, installateurs et réparateurs agréés.
Le texte prévoit également des sous-directions spécialisées dans :
- les mesures de masse et de pesage ;
- les fluides et le comptage ;
- les instruments liés au contrôle technique des véhicules et à la sécurité routière ;
- ainsi que la coordination technique et l’examen des dossiers d’importation.
Cette organisation vise à renforcer le contrôle technique des instruments de mesure utilisés dans différents secteurs économiques, notamment le commerce, l’industrie, les transports et l’énergie.
Le développement de la métrologie scientifique et industrielle
L’arrêté consacre également une place importante à la métrologie fondamentale et industrielle.
La direction de la métrologie fondamentale est chargée :
- de définir les prescriptions relatives aux étalons nationaux ;
- d’organiser les opérations d’inter-comparaison avec les laboratoires internationaux ;
- de promouvoir la recherche et l’innovation ;
- et de participer aux programmes de coopération internationale.
De son côté, la direction de la métrologie industrielle devra notamment :
- organiser la chaîne nationale d’étalonnage ;
- coordonner les programmes de comparaison inter-laboratoires ;
- apporter une assistance technique à l’industrie ;
- et contribuer au développement d’un réseau national de laboratoires de métrologie.
Le texte montre ainsi une volonté de rapprocher davantage la métrologie des besoins industriels et technologiques, notamment en matière de qualité, de normalisation et de précision des mesures.
Un laboratoire national de référence renforcé
L’arrêté crée également une direction spécifique consacrée au laboratoire national de référence en métrologie.
Cette structure aura notamment pour missions :
- la conservation des étalons nationaux ;
- le raccordement aux étalons nationaux ;
- la participation aux programmes internationaux d’inter-comparaison ;
- et la réalisation de prestations d’étalonnage.
Deux sous-directions sont prévues :
- l’une consacrée aux étalons nationaux et à la chaîne de raccordement ;
- l’autre dédiée au développement des méthodes d’étalonnage et aux prestations techniques.
Cette organisation vise à consolider les capacités nationales en matière de référence métrologique et de fiabilité des mesures.
Une modernisation administrative et numérique
La direction de l’administration des moyens se voit confier un large ensemble de missions liées :
- à la gestion des ressources humaines ;
- au contentieux ;
- au budget et à la comptabilité ;
- à la gestion des archives ;
- ainsi qu’aux systèmes d’information et à la numérisation.
Le texte insiste notamment sur la nécessité d’assurer la concordance des plans de numérisation de l’Office avec la stratégie nationale de transformation numérique.
Une sous-direction spécifique est d’ailleurs consacrée aux systèmes d’information et à la numérisation, avec des bureaux chargés des réseaux, de la maintenance et des infrastructures informatiques.
Un réseau territorial structuré autour des annexes régionales et de wilaya
L’arrêté définit également les compétences des annexes régionales et des annexes de wilaya de l’OAM.
Les annexes régionales seront chargées :
- de coordonner les annexes locales ;
- de réaliser certaines expertises techniques ;
- de délivrer les visas d’importation et d’exportation ;
- et de contrôler les organismes mandatés ainsi que les réparateurs agréés.
Les annexes de wilaya auront pour mission :
- d’effectuer les opérations d’étalonnage et de vérification ;
- d’assurer l’inspection du parc national des instruments de mesure ;
- et de contrôler les produits préemballés.
Chaque structure territoriale comprend un service technique et un service administratif.
Une réorganisation qui remplace l’ancien ONML
Le texte abroge officiellement l’arrêté interministériel du 1er avril 2012 relatif à l’organisation interne de l’Office national de métrologie légale.
Cette évolution marque le passage d’une structure centrée principalement sur la métrologie légale à une organisation plus large intégrant :
- la métrologie scientifique ;
- la métrologie industrielle ;
- les laboratoires de référence ;
- la coopération technique ;
- et les systèmes d’information.
L’arrêté est entré en vigueur après sa publication au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
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