Dans le cadre de la lutte contre la corruption et de la promotion de la transparence, l'Algérie s’est dotée d’une commission du réseau national de transparence, sous la supervision de la Haute autorité de transparence, baptisée "NARAKOM." Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer les mécanismes de contrôle et à instaurer une culture de bonne gouvernance, conformément aux engagements internationaux et aux exigences nationales. Plus précisément, elle "intervient en consolidation du rôle de la société civile dans la prévention et la lutte contre la corruption pour la réalisation des objectifs escomptés et le renforcement des valeurs de citoyenneté, conformément à ce que prévoit la Constitution de 2020 pour l'édification de l'Algérie nouvelle".
La commission est dotée de prérogatives importantes pour garantir la transparence dans les institutions publiques et privées.
Prérogatives et Pouvoirs de la Commission
“NARAKOM” dispose d'un large pouvoir d'investigation, incluant :
- le droit de demande de documents,
- de vérifications et d'audits indépendants.
- Elle est également habilitée à donner des avis consultatifs aux autres organes de régulation
- et peut recommander des réformes législatives ou réglementaires pour renforcer l'intégrité dans la gestion publique.
Par ailleurs, la commission est chargée de superviser les initiatives de formation et de sensibilisation sur les bonnes pratiques de gouvernance.
Mécanismes de Surveillance et de Sanction
En cas de non-conformité ou de manquement aux normes de transparence, “NARAKOM” a la capacité de transmettre des dossiers aux autorités judiciaires. Ce mécanisme de sanction vise à dissuader les pratiques de corruption et à instaurer un climat de responsabilité au sein des institutions.
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