Dans un communiqué publié le 15 janvier 2026, le ministère des Affaires étrangères, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif administratif au profit des citoyens algériens nés à l’étranger. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de modernisation, de numérisation et de simplification des services publics, conformément aux orientations des autorités supérieures du pays.
Fondement et objectifs de la mesure
Le lancement de ce service vise à renforcer l’accessibilité et l’efficacité des prestations administratives relatives à l’état civil, en particulier pour une catégorie de citoyens qui, jusqu’à présent, était contrainte d’accomplir certaines formalités exclusivement auprès des services centraux du ministère des Affaires étrangères.
L’objectif principal est double :
- rapprocher l’administration du citoyen, en transférant certaines compétences vers le niveau communal ;
- alléger les procédures administratives, en réduisant les déplacements et les délais de traitement des demandes.
Cette réforme s’inscrit pleinement dans la dynamique de gouvernance électronique et de déconcentration administrative, tout en garantissant la fiabilité et la traçabilité des données d’état civil.
Contenu du nouveau dispositif
Le nouveau service permet aux citoyens algériens nés à l’étranger et présents sur le territoire national de déposer, directement auprès des communes (APC), leurs demandes relatives :
- à l’enregistrement des actes d’état civil ;
- à la correction des données figurant sur les documents d’état civil ;
- à l’extraction des actes concernés.
Ces démarches s’effectuent désormais au niveau local, sans qu’il soit nécessaire de saisir les services compétents du ministère des Affaires étrangères, comme cela était le cas auparavant.
Cadre institutionnel et coopération intersectorielle
La mise en œuvre de ce dispositif repose sur une coopération renforcée entre les secteurs des Affaires étrangères et de l’Intérieur, notamment à travers :
- l’échange sécurisé des données administratives ;
- l’interconnexion des systèmes d’information ;
- la coordination des compétences en matière d’état civil.
Cette synergie institutionnelle vise à assurer la sécurité juridique des actes, la cohérence des registres d’état civil et la conformité des procédures aux règles en vigueur.
Déploiement progressif du service
Le communiqué précise que le service est opérationnel, dans une première phase, au niveau :
- des communes de la wilaya d’Alger ;
- des communes chefs-lieux des autres wilayas.
Une généralisation progressive à l’ensemble des communes du territoire national est prévue à une étape ultérieure, en fonction de l’évaluation du dispositif et des capacités techniques locales.
Portée juridique et administrative
Sur le plan juridique, cette mesure consacre une évolution significative dans la gestion des actes d’état civil concernant les citoyens nés à l’étranger, en instaurant une décentralisation fonctionnelle encadrée par des mécanismes de contrôle et de coordination interadministrative.
Elle contribue également à renforcer le principe d’égalité d’accès au service public, en plaçant les citoyens nés à l’étranger sur un pied d’égalité avec ceux nés sur le territoire national, s’agissant des modalités d’accomplissement des formalités d’état civil.
À travers ce nouveau service, les autorités publiques franchissent une étape supplémentaire vers une administration plus accessible, plus efficace et juridiquement sécurisée. La prise en charge des démarches d’état civil des citoyens nés à l’étranger au niveau communal illustre une volonté affirmée de moderniser le service public tout en répondant aux attentes concrètes des usagers, dans le respect du cadre juridique et institutionnel en vigueur.
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