Le Gouvernement algérien a adopté le décret exécutif n° 26-204 du 16 mai 2026 modifiant et complétant le décret exécutif n° 06-297 du 2 septembre 2006 fixant le statut des entraîneurs. Ce texte, publié au Journal officiel, vise à adapter le cadre réglementaire aux évolutions du sport national et international, tout en renforçant la reconnaissance du rôle des entraîneurs dans l'obtention des performances sportives.
La principale nouveauté du décret réside dans la révision du système de classification des entraîneurs de haut niveau. Désormais, ceux-ci sont répartis en deux grandes catégories, A et B, elles-mêmes subdivisées en plusieurs niveaux selon les résultats réalisés par les athlètes qu'ils encadrent lors des compétitions internationales.
La catégorie A regroupe les entraîneurs ayant obtenu les performances les plus prestigieuses, notamment des titres mondiaux, olympiques ou paralympiques, des records du monde ou encore les premières places dans les classements internationaux. Les niveaux inférieurs prennent en compte les podiums mondiaux, les résultats des catégories juniors et espoirs ainsi que les performances réalisées dans les sports collectifs.
La catégorie B concerne, quant à elle, les entraîneurs dont les athlètes ont obtenu des résultats significatifs aux niveaux continental et régional, notamment lors des Jeux africains, des Jeux méditerranéens, des Jeux arabes, des Universiades ou encore des championnats du monde scolaire.
Le texte marque également une avancée importante en matière d'inclusion. Les disciplines paralympiques et les compétitions destinées aux sportifs sourds, notamment les Deaflympics, sont désormais pleinement intégrées dans les critères de classification et d'évaluation des entraîneurs. Cette reconnaissance s'inscrit dans la politique nationale de promotion du sport pour tous et de valorisation des performances des athlètes en situation de handicap.
Par ailleurs, le décret modifie les annexes relatives aux indemnités accordées aux entraîneurs nationaux, aux entraîneurs nationaux adjoints et aux entraîneurs de haut niveau. Il précise notamment que l'entraîneur national adjoint bénéficie de 50 % du montant de l'indemnité attribuée à l'entraîneur national. Les nouvelles dispositions prévoient également une actualisation des indemnités mensuelles destinées aux entraîneurs de haut niveau.
Enfin, le texte rappelle que les fédérations sportives nationales concernées sont responsables des déclarations fiscales et sociales relatives aux indemnités versées, conformément à la législation en vigueur.
À travers cette réforme, les pouvoirs publics entendent mieux valoriser le travail des entraîneurs, acteurs essentiels de la performance sportive nationale. En établissant une classification plus détaillée et en élargissant les critères de reconnaissance des résultats, le nouveau dispositif vise à encourager l'excellence sportive et à renforcer l'accompagnement des athlètes algériens sur la scène internationale.
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