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25 mars , 2026

Coopération Algérie–Cuba : un cadre renforcé pour la protection des végétaux et la sécurité phytosanitaire

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Coopération Algérie–Cuba : un cadre renforcé pour la protection des végétaux et la sécurité phytosanitaire illustration

Par le décret présidentiel n° 26-111 du 8 mars 2026, les autorités algériennes ont ratifié un accord stratégique conclu avec Cuba dans les domaines de la protection des végétaux et de la quarantaine végétale. Signé à La Havane le 14 février 2023, ce texte s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement des dispositifs de prévention contre les risques phytosanitaires.

Une coopération au service de la sécurité agricole

Cet accord repose sur un objectif central : protéger les territoires des deux pays contre l’introduction et la propagation d’organismes nuisibles susceptibles d’affecter les cultures et les produits végétaux. Il s’inscrit dans le respect des normes internationales, notamment celles issues de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV).

Au-delà de la dimension sanitaire, il vise également à faciliter les échanges commerciaux de végétaux et de produits d’origine végétale, tout en garantissant un haut niveau de sécurité phytosanitaire. L’enjeu est double : soutenir les échanges économiques tout en limitant les risques liés à la circulation de parasites ou de maladies.

Des axes de coopération structurés

L’accord prévoit plusieurs axes concrets de collaboration entre les deux pays. Il organise notamment :

  • L’échange d’informations sur les réglementations phytosanitaires, les organismes nuisibles et les mesures de contrôle mises en œuvre ;
  • Le partage d’expertises scientifiques et techniques, notamment en matière de recherche, de diagnostic et d’utilisation des pesticides ;
  • Le développement de la coopération entre laboratoires pour améliorer les capacités de contrôle et d’analyse ;
  • Le renforcement des compétences à travers des actions de formation et de perfectionnement.

Cette approche traduit une volonté de construire une coopération opérationnelle, fondée sur le transfert de connaissances et l’amélioration continue des dispositifs nationaux.

Un dispositif institutionnel encadré

La mise en œuvre de l’accord repose sur les autorités phytosanitaires compétentes des deux pays. Côté algérien, il s’agit du ministère chargé de l’agriculture, notamment à travers les structures en charge de la protection des végétaux. Côté cubain, plusieurs institutions interviennent, incluant les autorités agricoles et sanitaires.

Un comité conjoint est institué afin d’assurer le suivi de l’accord. Il se réunira régulièrement, alternativement dans chacun des deux pays, pour examiner les actions engagées et définir les orientations futures.

Des garanties juridiques et opérationnelles

L’accord encadre également des aspects essentiels tels que :

  • La protection des droits de propriété intellectuelle liés aux travaux réalisés dans le cadre de la coopération ;
  • Le respect des obligations de confidentialité concernant les informations échangées ;
  • Les modalités de règlement des différends, privilégiant la voie diplomatique et les solutions amiables.

Par ailleurs, chaque partie prend en charge les coûts liés à ses propres déplacements, tandis que l’organisation des réunions incombe au pays hôte.

Une entrée en vigueur encadrée et durable

L’accord entrera en vigueur après accomplissement des procédures internes par les deux États. Il est conclu pour une durée initiale de cinq ans, renouvelable tacitement. Des mécanismes d’amendement et de dénonciation sont également prévus, garantissant une certaine flexibilité dans son application.

Un levier stratégique pour la souveraineté alimentaire

Au-delà de son contenu technique, cet accord revêt une portée stratégique. Il contribue à renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux menaces phytosanitaires, tout en favorisant une meilleure intégration dans les échanges internationaux.

Mais il faut rester lucide : ce type de coopération ne produit des effets concrets que si les capacités nationales suivent réellement. Sans moyens humains qualifiés, sans laboratoires performants et sans contrôle effectif sur le terrain, l’accord restera un cadre formel. L’enjeu n’est donc pas la signature, mais l’exécution.

Si ces conditions sont réunies, cet accord peut devenir un véritable levier de modernisation du système phytosanitaire algérien. Sinon, il ne sera qu’un texte de plus dans l’arsenal juridique.


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