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10 mai , 2026

L’Algérie réforme l’évaluation du handicap avec deux nouvelles commissions spécialisées

indisponible

L’Algérie réforme l’évaluation du handicap avec deux nouvelles commissions spécialisées illustration

Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a annoncé la publication du décret exécutif n°26-146 du 5 avril 2026, paru au Journal officiel n°33 du 6 mai 2026, fixant les règles applicables à la commission médicale spécialisée de wilaya ainsi qu’à la commission nationale de recours.

Ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°25-01 du 20 février 2025 relative à la protection et à la promotion des personnes à besoins spécifiques. Son objectif affiché est de renforcer l’accès aux droits sociaux, d’améliorer l’évaluation administrative du handicap et de sécuriser les procédures de recours.

Pourquoi ce décret est important

Dans de nombreux systèmes sociaux, la reconnaissance officielle du handicap conditionne l’accès à plusieurs droits :

  • carte de personne à besoins spécifiques ;
  • aides sociales ;
  • accompagnement spécialisé ;
  • orientation professionnelle ;
  • dispositifs techniques ;
  • soutien à la scolarisation ou à l’insertion.

Sans procédure claire, les bénéficiaires peuvent faire face à des lenteurs, des inégalités territoriales ou des décisions contestées. Le décret cherche précisément à encadrer ces étapes.

Une commission médicale spécialisée dans chaque wilaya

Le nouveau dispositif prévoit une commission médicale spécialisée de wilaya, présidée par le directeur de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya.

Cette instance sera chargée de reconnaître la qualité de personne à besoins spécifiques, étape essentielle pour bénéficier des mesures prévues par la législation.


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Elle examinera notamment :

  • les dossiers médicaux et administratifs ;
  • la nature du handicap ;
  • son degré ou niveau de gravité ;
  • la capacité ou l’aptitude au travail ;
  • le besoin éventuel d’un accompagnateur ;
  • les aides techniques ou équipements nécessaires.

Autrement dit, cette commission devient la porte d’entrée principale vers plusieurs droits sociaux.

Une commission nationale pour contester les décisions

Le texte crée également une commission nationale de recours, placée auprès du ministère.

Sa mission sera de réexaminer les décisions rendues par :

  • les commissions médicales spécialisées ;
  • les commissions de l’éducation spécialisée ;
  • les structures d’orientation professionnelle concernées.

Le recours pourra être introduit par la personne concernée ou son représentant légal.

C’est un point important : il instaure un second niveau d’examen administratif, permettant de corriger d’éventuelles erreurs ou divergences locales.

Une composition pluridisciplinaire

Selon l’annonce ministérielle :

  • les commissions médicales comprendront des médecins spécialistes de différentes pathologies ;
  • la commission nationale intégrera des médecins, des représentants de ministères concernés et des représentants associatifs actifs dans le domaine du handicap.

Cette ouverture à plusieurs acteurs vise à éviter une approche purement bureaucratique ou strictement médicale.

Une évaluation fondée sur un barème national

Les décisions des deux commissions devront s’appuyer sur une grille d’évaluation du handicap prévue par la loi de 2025.

L’objectif est d’harmoniser les décisions sur tout le territoire et de limiter les disparités entre wilayas.

En théorie, deux personnes présentant des situations comparables devraient ainsi bénéficier d’un traitement identique.

Ce que cela peut changer concrètement

Si le dispositif est correctement appliqué, il pourrait permettre :

  • des critères plus transparents ;
  • une meilleure lisibilité des démarches ;
  • moins d’arbitraire local ;
  • un accès plus rapide aux prestations ;
  • un recours structuré en cas de refus.

Mais tout dépendra de la mise en œuvre réelle : délais de traitement, disponibilité des spécialistes, charge administrative et accessibilité des procédures.


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